Réflexions à l'endroit du monde à l'envers

12 octobre 2017

Douleur, morphine et métaphysique

Résultat de recherche d'images pour "morphine"   J'ai retrouvé un cahier que j'avais lors de mon hospitalisation de deux mois et demi en 2016. Hernie discale énorme, arthrodèse plaque métallique et vis dans la colonne vertébrale, jambes hors service, réeducation... Bref avant et après l'opération une putain de douleur quasi inhumaine entraînant une dose de cheval de morphine, acupan, actiskénan...

Voilà ce que j'écrivais :

 

 

" La douleur intense et l'empreinte psychique qu'elle laisse peut-elle induire seule une perception de toutes les douleurs depuis que le monde est monde, ou découle t-elle de l'absorbtion de morphine ? Est-il raisonnable d'envisager l'expérience douloureuse comme un canal d'énergie universelle de souffrance ? Reconnaître uniquement l'énergie positive dans un esprit et un corps apaisés c'est ignorer qu'il existe bel et bien une énergie universelle et intemporelle de souffrance. Si le canal d'énergie positive est intellectuellement acceptable lors de méditation par exemple, je peux dire que la morphine m'a fait découvrir un canal d'énergie comme une spirale infinie où j'ai perçu la souffrance endurée par l'ensemble du vivant depuis que la terre existe. Une empathie infinie. Une expérience métaphysique. C'est vrai que la douleur que j'ai ressentie fusillant tout le bas de mon corps  était telle que je voulais que mon coeur lâche pour en être libérée. Très déçue que la douleur persistante ait raison de la mort, je dois admettre que sans la morphine, qui n'apaisait pourtant pas du tout ma souffrance physique, je n'aurais jamais traversé cette expérience non vécue comme un bad trip mais comme une avancée majeure dans le chemin de mon passage sur terre. "


Interruption des fouilles

Bon ok, les fouilles c'est passionnant mais je sature, alors je veux bien faire plaisir à cette dernière statuette extirpée du foutoir de ma cave-atelier en l'affichant sur mon blog ( ce sera mon quota humanitaire du jour ), mais toutes les bonnes choses ont une fin. Il s'agit d'une statuette en plâtre patinée argent réalisée dans les années 90, c'est à dire au siècle dernier, quant je servais de modèle à mes créations.

Je décide pour le moment d'interrompre les fouilles et comme je reste quand-même dans ma phase " où ai-je rangé ma vie", je sors de ma cave pour m'attaquer aux cahiers 24 x 32 ( séquelles d'un rattage de bac ) noircis par des notes prises au gré de mes nombreux états d'âme. Premier cahier qui me tend les pages, j'ouvre...  morphine et métaphysique... Ah !  Ok, c'est parti... ( dans le prochain article, cet après-midi, vous saurez presque tout de la morphine et pourquoi.)

statuette plâtre patinée argent, dimension : une vingtaine de centimètres

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11 octobre 2017

Qui trop fouille point ne trouve. Pas sûr...

Tiens, encore une statuette qui se planquait enroulée dans un vieux journal un peu jauni, dans un coin inexploré de ma cave-atelier.D'après mon analyse au carbone 14 elle date... Oui c'est ça, elle date, mémère. Je viens de lui promettre que j'allais la présenter dans ma galerie statuettes ( sur mon blog, gratuitement, ça devrait lui convenir, et puis ça ne mange pas de pain de flatter, dans l'art la flatterie c'est jusqu'à plus soif. Bon, du coup je suis obligée de créer cette foutue galerie statuettes, y aura pas foule, sauf à creuser plus profond dans mon site de fouilles et exhumer encore quelques "perles". Je prends ma truelle et mon blaireau ( c'est pas mon pote c'est un pinceau très large à poils longs et souples, non mais ! ) et j'y retourne.

statuette en plâtre patiné terre cuite, dimension : 39 cm de haut.

 

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10 octobre 2017

Les vivissitudes de la vie d'artiste

Petit rafraîchissement de patine sur une statuette en plâtre réalisée dans les années 90 retrouvée dans un carton lors de fouilles dans ma cave-atelier. Elle meure une vingtaine de centimètres. Que dire de plus ? Je crois que j'envisage de m'inviter à ma propre rétrospective en vue de me récompenser pour mon obstination à créer, à m'accrocher à l'art en alternant immuablement création, galère,dépression et création à nouveau pour m'extirper de ma dépression. Là j'ose regarder d'anciennes sculptures invendues sans état d'âme, assumant pleinement ce que j'ai fait. Mettre de l'ordre dans mes réalisations passées m'aide à mettre de l'ordre dans ma vie présente. J'ignore quelles seront les prochaines sculptures, quels sujets elles évoqueront, peu importe j'ai tout mon temps. Pour conclure une petite citation de myself : "Qui parle trop n'a rien à dire."

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03 octobre 2017

Fin fond d'atelier

Je viens de mettre à jour dans ma cave atelier un ancien bas-relief réalisé en 2000 ou 2001. Je ne me souviens plus du titre donné à l'époque, d'ailleurs est-ce important ? Non, on se fout du titre. La dernière fois que j'ai exposé cette sculpture ce devait être en 2004, avant  de faire une pause, une dépression, une traversée de désert ( je déteste les déserts ), encore une petite dépression pour la route... Aujourd'hui je mets de l'ordre dans mon atelier et je redécouvre des pièces non vendues que je parviens à regarder avec détachement, acceptant certaines maladresses et approximations. Quant à la sculpture que j'ai retouchée précédemment, j'avais besoin de la retravailler pour qu'elle me plaise d'avantage.

Bas-relief à patine dorée sur plaque de plexiglass transparent granité, 100 cm x 70 cm

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02 octobre 2017

Sculpture ratée retouchée

P1050218La sculpture est terminée depuis un bon moment mais j'ai tardé à la poster, faisant fi des contraintes inhérentes aux blogs exigeant que l'on maintienne ceux-ci actifs pour générer du flux. Je m'en tamponne, je fais ce que je veux. Pas de flux ? Et alors... advienne que pourra.

P1050214

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23 juillet 2017

Sur la plage abandonnée...

   Un petit karaoké ?                                                                                                  Résultat de recherche d'images pour "plage déchets"

( Arrangement personnel de la célèbre chanson " La Madrague " de Brigitte Bardot pour  parler des bienfaits du tourisme de masse et ses avantages indéniables sur l'écosystème. )

pour vous aider, voici la chanson originale. https://youtu.be/uD8tPcucKmg

 

 Sur la plage abandonnée

Cotons tige, étrons, déchets,

Qui l'eût cru c'est comme chaque été

Il va falloir les supporter

Quand arrivent les vacances

Le midi va faire un carton

C'est pour nous la pire saison

Bouchons, biture et pollution

 

En plus je sais que l'année prochaine

Pour la cagnasse ils reviendront

En attendant c'est pas la peine

De râler sans bonne raison

 

Le mistral va se lever

Cramant les massifs forestiers

Et c'est sur les pins ébouriffés

Qu'il va le plus s'acharner

Le soleil de bon matin

Brûlera tout même de loin

Cancer de la peau, le mot est lâché

Nous voilà bien avancés !

 

Et le turbin reprend, monotone

Les touristes retrouvent la pluie

Sur le sable il n'y a plus personne

Notre beau maquis est roussi

 

Mais aux premiers jours d'été

Tous les crédits oubliés

Ils viendront déposer leurs déchets

Sur la plage polluée

           Sur la plage polluée

                     Sur la plage polluée...

 

21 juillet 2017

L'Elysée confond Brazzaville et Kinshasa

Résultat de recherche d'images pour "Congo Brazza"

Petit coup de gueule entre deux sculptures...

Vous savez que je ne me contente pas d'exprimer mes idées dans mes sculptures, je les exprime à chaque fois que l'occasion se présente et là l'occasion est en or.

Je vais vous parler d'un échange de mails fort instructif entre l'Elysée et moi.

Depuis le printemps 2016 le Congo Brazzaville ( République du Congo ) est le théâtre de ce que l'on peut sans honte qualifier d'épuration ethnique dans la région du Pool, mais Denis Sassou Nguesso fait vivre un enfer à sa population depuis bien plus longtemps. La répression et les exactions s'intensifient obligeant des populations entières à fuir les violences, les massacres et les viols. Que fait le gouvernement congolais ? Rien puisqu'il est à la manoeuvre du jeu de massacre et en bon dictateur il s'accroche à son fauteuil comme une moule à son rocher, et pour celà monsieur Sassou Nguesso le président, a des alliés, sans surprise un peu toujours les mêmes - les présidents se suivent et se ressemblent -  adeptes de la Françafrique ( Survie.org : Les réseaux Macron vers l'Afrique).

Il y a quelques semaines en parcourant des sites congolais dissidents je suis tombée sur un article qui m'a horrifiée à cause d'une photo d'un très jeune enfant à qui l'on avait crevé les yeux ( info également relayée par Mediapart , attention image très dure : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/180517/congo-brazzaville-la-preuve-par-les-images ). Là c'était trop, j'ai écrit à monsieur Macron et à son premier ministre pour connaître leur position sur le drame qui se joue au Congo Brazzaville.

""Monsieur le président de la république,
Suite aux évènements dramatiques qui se déroulent au CONGO Brazzaville dans l'indifférence générale, je vous demande de bien vouloir prendre la peine de vous renseigner sur le génocide actuel perpétré par Sassou Nguesso dans la région du pool. Puisque vous semblez avoir à coeur la démocratie il est même de votre devoir de répondre à l'appel au secours des congolais. (  http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com/2017/06/appel-a-solidarite-crime-contre-l-humanite-au-congo-brazzaville.html  ) D'autres infos sur Brazzanews avec la photo d'une fillette de 3 ans assassinée par les hommes de Sassou. Pendant que vous "marchez" pour votre république des congolais tombent et ce sont nos frères.
Merci monsieur le président d'agir au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité si ces mots ont encore un sens..."""

Voici la réponse de l'Elysée :

reponse_1_

C'est confirmé, nous avons une fine équipe de caves au gouvernement, parce-que confondre la République Démocratique du Congo ( dont la capitale est Kinshasa ) et la République du Congo dont la capitale est Brazzaville, c'est un peu comme si l'on confondait la France et la Belgique !

Y a un truc qu'ils savent faire à part marcher ? Parce-que c'est loin d'être la meilleure façon d'avancer...

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17 juillet 2017

Rattraper une sculpture ratée, suite.

J'observe la sculpture en la faisant lentement tourner pour repérer les faiblesses dans les lignes, je constate que certaines courbes nécessitent un apport de matière ( argile autodurcissante de type Das ou autre ) afin de les accentuer en rendant la féminité plus lisible. Je vois également qu'il est inutile que les visages soient si précis et choisis d'en effacer les détails pour que le regard se porte plus particulièrement sur les corps et les postures. Pareil pour les mains.

Je trouve la tête de la femme enceinte vraiment trop petite, j'en augmenterai un peu le volume, question d'équilibre des masses.

Conseil : Pour rattraper une oeuvre ratée, bien aiguiser son sens critique avant de se tailler un costard avec la plus grande lucidité et sans la moindre complaisance. L'autosatisfaction béate ne vous aidera pas à progresser, vous pourriez passer à côté d'une erreur qu' un oeil plus avisé que le votre risquerait de remarquer, ce qui peut éventuellement être un peu vexant si l'on a l'égo chatouilleux...

Voici la sculpture en cours de correction, avant deuxième apport de matière, ponçage et Cie

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14 juillet 2017

Rattraper une sculpture ratée

Dans le fouillis de l'atelier (attention pléonasme) j'ai retrouvé une ancienne sculpture à laquelle je trouve mille défauts et que je m'apprête à modifier pour en rattraper les erreurs et la proposer ensuite à la vente.

Voyons voir de quand date la bestiole... je la retourne, 2006 ! Ah oui quand-même, les erreurs ne sont pas toutes de jeunesse !

Voici deux photographies de la sculpture dans son état actuel, je sais bien que l'on n'est pas toujours fier de son passé, mais j'assume puisque je suis là pour prouver que si l'on pense qu'une oeuvre est ratée, nul besoin de la jeter, un petit remodelage peut suffire à la rendre présentable.

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Le sujet qu'elle traite tient en deux mots :

homosexualité et maternité.

Bon, pas de quoi fouetter un chat tant ce devrait être banal mais disons  que le thème suscite encore parfois quelques commentaires grognons...

 

 

13 juillet 2017

De retour

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Après plus d'une année d'absence sur ce blog suite à un problème de santé, je reviens sans trop savoir à quoi ressembleront mes prochaines sculptures.

Je profite de la reprise de mon activité pour remercier chaleureusement Anama et Artsdumonde d'avoir conservé le lien entre nos blogs malgré mon silence.

Je réapparais donc engagée toujours, figurative encore, et debout même si aujourd'hui c'est avec une canne.

J'ai encore deux ou trois choses à vous dire sur le monde avec mes créations.

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17 mars 2016

Non, l'Art contemporain n'arrive pas qu'aux autres !

Non, l'Art contemporain n'arrive pas qu'aux autres, la preuve je l'ai attrapé une fois l'année dernière, en 2015, et dans l'éventualité d'une rechute je vous en parle parce-qu'on est entre nous.

"Une famille d'éléphants", c'est son titre et la voici :

elephant

Bon, c'est vrai, on ne pense pas à première vue à une famille d'éléphants, mais l'Art contemporain a non seulement besoin de son A majuscule pour justifier son statut mais aussi d'une " petite " explication, et sans explication cette création serait abstraite.

( C'est une plaque de bois dans laquelle j'ai incrusté des plaquettes d'ivoire de morse qui appartenaient jadis à mon arrière grand-père éventailliste. )

Dans cette oeuvre je dénonce les massacres d'éléphants dont on pille les défenses au nom du luxe, pour le plaisir de quelques snobs. Vous notez qu'il manque une plaquette en bas à gauche, c'est pour suggérer le vol d'ivoire sur l'oeuvre elle-même, tant l'ivoire est convoité. Cette oeuvre ne sera évidemment jamais vendue à cause de l'ivoire qu'elle contient, allons allons, soyons cohérents ! 

(détail ci-dessus)

 

11 mars 2016

Sculpture sans socle

Je vous présente l'avant et l'après de la problématique du socle de ma dernière sculpture "Avant qu'apparaissent les différences".

Vous voyez grâce aux photographies l'utilisation de la technique de restauration d'objets d'art pour finaliser une création née d'un simple morceau de bois d'olivier. Ne pas socler est un choix personnel et ne convient pas à toutes les sculptures, bien évidemment.

Ici le bois est très instable et les deux enfants modelés à l'argile autodurcissante sont juste posés pour la photo.

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Sur la première photo le bois est très instable et les deux enfants modelés à l'argile autodurcissante sont juste posés pour la photo.

Sur la photo de droite les parties en argile autodurcissante ont été patinées pour s'harmoniser avec la couleur naturelle du bois d'olivier, les enfants font maintenant partie intégrante de la sculpture.

 

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10 mars 2016

"Avant qu'apparaissent les différences"

Sculpture terminée !

Pour  illustrer ma dernière création, je vais utiliser  une citation toute prête, qui est de Sigmund Freud : "  Si l'humanité était capable de  s'instruire par l'observation directe des enfants, j'aurais pu m'épargner la peine d'écrire ce livre."

 

sculpture bois d'olivier et argile autodurcissante patinée, hauteur : 44 cm

 

2enfants_profil

 

 

 

 

 

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02 mars 2016

"Si le passé ne sert pas le présent, il n'a pas d'avenir"

"Si le passé ne sert pas le présent, il n'a pas d'avenir",  d'où l'utilité d'exploiter une expérience passée pour trouver une solution à une problématique présente.

Mon métier de restauratrice d'objets d'art dont je vous ai parlé dans l'article précédent ne serait qu'un souvenir, un sujet occasionnel de conversation s'il ne pouvait, aujourd'hui me servir de quelque manière que ce soit.

J'ai appris à restaurer des objets cassés pour leur rendre l'apparence qu'ils avaient avant, lorsqu'un artisan ou un artiste les avait façonnés. Alors pourquoi abandonner un savoir-faire que l'on met parfois des années à maîtriser ?

Ce que je fais dans ma sculpture actuelle c'est lier, voire fusionner création et restauration.

Je suis partie d'un morceau de bois d'olivier duquel j'ai ôté l'écorce, que j'ai  poncé puis longuement poli sans couper aucune portion que l'on aurait pu juger inesthétique parce-que fissuré et éclaté et qui ne tient pas debout, en plus !

Soit. J'ai modelé les enfants et un prolongement du bois pour donner l'illusion du même matériau, à savoir du bois d'olivier.

Dans la restauration d'objets d'art on façonne le morceau manquant, on le colle, on  enduit la jointure, on ponce localement, on teinte la partie refaite en empiétant que très faiblement sur la partie originale.

En utilisant deux techniques, deux matériaux pour une seule oeuvre, je vais enrichir celle-ci et, probablement celles à venir.

 

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19 février 2016

La question du socle d'une sculpture

P1050088 Après avoir préparé le bois d'olivier en lui enlevant juste son écorce et en polissant son  veinage, je présente les deux enfants modelés et là, deux questions se posent :

- " Dois-je socler la sculpture ? "

- " Comment stabiliser la sculpture et permettre sa manipulation future sans risque d'endommagement ? "

Pour la réponse, je fais appel aux techniques de restauration de céramiques et objets d'art, le beau métier que j'ai pratiqué durant deux décennies. ( Habituellement seuls les objets cassés ou fissurés nécessitent une restauration, et celle-ci, qu'elle soit invisible ou muséographique doit toujours être réversible, c'est-à-dire permettre une éventuelle restauration future sans dégrader l'objet original. )

Ci-dessus, voici la photographie prise ce matin ( par un beau soleil du sud de la France ) où les trois éléments sont en place. Mais à ce stade, rien n'est fixé, tout est instable !

Je vais alors prolonger le bois en bas à gauche jusqu'au pied gauche de l'enfant qui essaie de grimper, en modelant mon argile qui imitera le bois d'olivier.

A très bientôt pour la photo "après" !

 

17 février 2016

Râpes et limes pour la sculpture

P1050085Parlons un peu de ces outils que sont les limes et les râpes.

Elle me servent à affiner les surfaces de la pièce modelée. Pourquoi ? Parce-que j'utilise une argile auto-durcissante (Das, Plastiroc, Plasmolegno...  ) qui est assez ingrate à travailler  mais possède  l'avantage de sécher à l'air sans passer par une cuisson au four inhérente à l'argile classique.

Cependant,  un affinement est nécessaire pour atténuer les rugosités et accentuer les creux du sujet modelé, à moins que l'on veuille conserver un aspect brut, dans ce cas elles restent dans le tiroir.

Les râpes ( les deux premières à gauche sur la photo) dégrossissent et les limes ( les deux à droite sur la photo ) effacent les stries que peuvent laisser les râpes sur la terre.

Bien sûr l'utilisation de ces outils n'est pas une obligation, tout dépend de l'aspect final que l'on désire donner à la pièce modelée et si cette dernière sera peinte, vernie ou patinée pour sa finition.

 

 

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10 février 2016

Bonjour les enfants !

La sculpture en argile et bois d'olivier est bientôt terminée, il est temps de vous présenter les enfants. Ils ne sont ni terminés ni en place mais ont bien voulu se prêter au petit rituel de la photo "sculpture en cours", pour que vous soyez prêts à les rencontrer. L'histoire qu'ils vous raconteront lorsque vous les verrez en terre et en bois sera l'une de celles que l'on aimerait vivre mais qui se passe souvent dans l'Art ou en rêve.

Une histoire qui finit bien.

Et s'ils vous disent autre chose, ça me convient aussi.

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15 janvier 2016

Dans le bois d'olivier...

" Je l'entends.

Le bois d'olivier m'appelle à nouveau.

Il insiste, il sait que la puanteur du monde me tue lentement, il s'offre à moi.

Il m'attend.

Il veut bien que je lui ôte son écorce comme on fait lentement glisser un manteau le long d'un corps pour en découvrir la peau, la caresser, encore et encore jusqu'à la connaître par coeur.

Nos histoires n'ont plus d'importance, il ne reste que nous...

A cet instant seulement, on perçoit toute  la beauté du monde. "

 

 

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09 janvier 2016

" Esprit du 11 janvier es-tu là ? ""

Bas-relief sur bois et acrylique, 60cmX90cm

Il y a un an, Charlie...

En novembre, on dira, il y a un an Paris...

Les barbares de la république éteignent les lumières,

la grande nuit descend sur la France.

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